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Souvenir de Jean Vanhove

Cher Jean En décembre, j’ai pensé à toi car c’était ton anniversaire.

 

En 2005, le Dimanche soir de la rentrée paroissiale, où tu venais d’être « intronisé » dans la communauté de St Éloi de la Rhônelle, nous nous sommes retrouvés sur le quai de la gare de Valenciennes pour prendre le train de Paris. Toi tu partais pour ton année de formation théologique et moi pour mon travail.
Pendant le voyage, tu m’as parlé de ton parcours de prêtre, d’abord dans l’enseignement, puis comme curé à Lecelles , un village qui t’a laissé une marque indélébile de Bonheur.
Notre conversation s’est ensuite plus attardée sur l’époque où tu étais au séminaire de Lille en même temps que mon ami Jacques. Avec plein d’humour, tu m’as évoqué les tribulations et les blagues d’une bande de jeunes séminaristes turbulents.
Je me souviens entre autre de ton récit de l’équipe de foot que vous aviez montée dans le but de participer au championnat universitaire départemental contre les équipes des grandes écoles ou des facs. Cela explique cette passion durable que tu avais pour ce sport et ton suivi attentif de la progression de VA.
Revenons à nos séminaristes contre les meilleurs joueurs de l’EDHEC, de HEI ou de la fac de médecine. A la sortie des vestiaires, vos adversaires se marraient en voyant votre équipes de gringalets et les blagues fusaient : « Et les filles, vous ne jouaient pas en soutanes aujourd’hui ? ».
Mais le coup de sifflet donné, ils perdaient vite leur sourire moqueur en réalisant votre vitesse de jeu, votre défense impénétrable et les prouesses du gardien que tu étais. Au fil du match, ils s épuisaient en vain, encaissaient un ou deux buts, s’engueulaient entre eux et rentraient aux vestiaires la tête basse. En conclusion, vous compensiez votre infériorité physique par un incroyable esprit d’équipe fruit de la cohésion d’une bande de copains soudés.
Nous nous sommes revus à Paris ; la messe à St Ignace, suivi d’un repas dans ce restaurant italien du coté de Montparnasse que tu appréciais tant.
Nous parlions de livres, théâtre, musique, comédies italiennes et de Marie Laforêt…. Lorsque je repasse devant ce restaurant avec un pincement au cœur, je regrette que tu sois parti si vite.

Article publié par Philippe De Bruyn • Publié Vendredi 24 septembre 2010 - 15h44 • 2097 visites

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